Loi Le Meur 2026 : faut-il encore garder votre bien en Airbnb ?

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Loi Le Meur 2026 : faut-il encore garder votre bien en Airbnb ?

Depuis le 1er janvier 2026, la fiscalité des meublés de tourisme non classés a changé de visage. Le plafond du régime micro-BIC est passé de 77 700 € à seulement 15 000 € par an, et l'abattement forfaitaire a chuté de 50 % à 30 %. Ajoutez à cela l'enregistrement obligatoire sur le portail national Declaloc dès le 20 mai 2026, les nouveaux pouvoirs donnés aux copropriétés pour interdire la location courte durée, et le calendrier DPE qui s'applique désormais aussi aux meublés touristiques. Pour de nombreux propriétaires, la question n'est plus « comment optimiser mon Airbnb » mais « est-ce que ça vaut encore le coup ? »

Cet article fait le point sur ce qui change concrètement, et sur une alternative que peu de bailleurs envisagent spontanément : la location longue durée solidaire.

 

Ce que la loi Le Meur change concrètement pour vous

La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur (ou loi Echaniz-Le Meur), vise à limiter l'essor des meublés de tourisme dans les zones où ils réduisent l'offre de logements pérennes. Ses effets se déploient progressivement depuis fin 2024 et s'intensifient en 2026 :

  • Un plafond fiscal divisé par cinq pour les meublés non classés : 15 000 € de recettes annuelles contre 77 700 € auparavant, avec un abattement ramené à 30 %.
  • Un enregistrement national obligatoire : à partir du 20 mai 2026, chaque meublé de tourisme doit disposer d'un numéro d'enregistrement à 13 chiffres, affiché sur toutes les annonces, sous peine de retrait par les plateformes.
  • Des sanctions renforcées : les amendes pour manquement peuvent atteindre 5 000, 10 000, voire 20 000 € selon les cas.
  • Un pouvoir accru des copropriétés : une majorité des deux tiers suffit désormais pour interdire la location meublée de courte durée dans un immeuble, alors que l'unanimité était auparavant requise.
  • Des exigences énergétiques : un logement mis en location touristique pour la première fois doit présenter un DPE classé de A à E, sauf s'il s'agit de la résidence principale du loueur.
  • Un plafond de nuitées qui peut être réduit : la règle des 120 jours par an pour une résidence principale peut être abaissée à 90 jours si la commune le décide.

Pris isolément, chacun de ces changements est gérable. Cumulés, ils modifient sensiblement l'équation économique de nombreux Airbnb, en particulier les biens loués sur de longues périodes de l'année ou situés dans des copropriétés qui envisagent de fermer la porte à ce type de location.

 

Trois options s'offrent désormais à vous

1. Rester en meublé de tourisme, mais en anticipant les nouvelles règles

Cela suppose de vérifier votre éligibilité au classement officiel (qui permet de conserver un abattement plus favorable), de vous enregistrer sur Declaloc avant le 20 mai 2026, et de vous assurer que votre DPE est conforme si vous n'êtes pas dans le cas de la résidence principale. C'est une option viable si votre bien reste rentable après ces ajustements et si votre copropriété ne s'oppose pas à ce type de location.

2. Vendre le bien

Une option radicale, parfois pertinente si le marché locatif courte durée local se durcit fortement (ville avec quota de nuitées réduit, copropriété hostile, DPE non conforme et travaux trop coûteux).

3. Basculer vers la location longue durée — et sécuriser ce virage

C'est l'option la moins spontanément envisagée, souvent par crainte de perdre en rentabilité ou de tomber sur un locataire qui ne paie pas. C'est précisément là qu'un modèle de gestion locative solidaire change la donne.

 

Pourquoi la location longue durée solidaire est une option à considérer sérieusement

Basculer un bien de l'Airbnb vers un bail classique inquiète généralement pour deux raisons : la perte de flexibilité et le risque locatif. La location solidaire, telle que la pratique Gestia Solidaire, répond directement à ces deux points :

  • Le bail reste direct entre vous et votre locataire — pas de sous-location, pas de bail glissant — vous conservez la maîtrise juridique de votre bien.
  • Les loyers sont sécurisés via des dispositifs comme Visale ou une garantie dédiée, ce qui limite le principal frein psychologique des propriétaires habitués à la prévisibilité de l'Airbnb.
  • Une fiscalité potentiellement plus stable : sortir du régime meublé de tourisme non classé, avec son plafond désormais très bas, peut s'avérer plus avantageux selon votre situation patrimoniale — notamment via des dispositifs comme Loc'Avantages.
  • Une gestion déléguée de bout en bout : recherche de locataire, sélection, bail, suivi — l'essentiel de ce qui rendait l'Airbnb « pratique » en termes de gestion (une fois le ménage et le turnover mis de côté) est repris en charge.
  • Un impact social concret : le logement libéré profite à des personnes souvent exclues du marché locatif classique (jeunes actifs, familles monoparentales), dans une région où la tension locative reste forte.

Comment évaluer si ce basculement est pertinent pour votre bien

Avant toute décision, quelques questions à se poser :

  1. Mon bien reste-t-il rentable en Airbnb une fois le nouveau plafond fiscal et les frais de gestion (ménage, plateforme, taxe de séjour) pris en compte ?
  2. Ma copropriété a-t-elle évoqué ou voté une restriction sur la location courte durée ?
  3. Mon DPE est-il conforme aux nouvelles exigences si je dois renouveler mon annonce ?
  4. Suis-je prêt à échanger de la flexibilité contre de la stabilité et une charge de gestion allégée ?

Si plusieurs réponses vous orientent vers l'incertitude, une analyse chiffrée comparant votre situation actuelle et un scénario de location longue durée solidaire permet d'objectiver la décision plutôt que de la prendre sous la pression d'une échéance réglementaire.

 

Vous avez un Airbnb et vous vous posez la question ?

Gestia Solidaire, agence immobilière solidaire basée à Lyon et agréée ESUS, accompagne les propriétaires qui souhaitent évaluer sereinement une bascule vers la location longue durée : étude de rentabilité comparée, sécurisation des loyers, accompagnement sur les dispositifs fiscaux applicables.

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Questions fréquentes

La loi Le Meur m'oblige-t-elle à arrêter la location courte durée ?

Non, elle ne l'interdit pas mais durcit ses conditions fiscales, administratives et parfois copropriétaires, ce qui pousse certains bailleurs à reconsidérer leur stratégie.

Puis-je repasser d'un meublé de tourisme à une location longue durée à tout moment ?

Oui, sous réserve de respecter les règles de changement d'usage éventuellement applicables dans votre commune et, le cas échéant, votre règlement de copropriété.

La location longue durée est-elle vraiment moins rentable que l'Airbnb ?

Cela dépend fortement du bien, de sa localisation et de son taux d'occupation réel en courte durée. Une comparaison chiffrée est nécessaire avant de conclure.

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